Welcome to New Zealand

04 mars 2010

Golden Bay - Cape Farewell - Westport

Mercredi 03 Mars,

La journée dans le parc d'Abel Tasman est terminée (article précédent) mais il nous faut avancer sur la route du lendemain. Sans se fixer de destination finale, on part vers le Nord, direction la Golden Bay et Farewell Spit. Seul le sommeil nous arrêtera.

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Il fait encore grand soleil et la route est très jolie. De grandes montagnes, ciel bleu avec un petit nuageP1070895 blanc, étendues vertes... Rien que de rouler est grandiose sur cette île. On croise quelques petites villes (villages plutôt) mais il est encore trop tôt pour s'arrêter ou même manger.

Arrivée à Collingwood, il nous semble temps de chercher un logement pour la nuit. C'est de toute façon la dernière ville avant d'atteindre le bout de la route qui s'arrête tout au nord, avant une grande bande de sable s'avançant dans la mer. Nous trouvons un camping et allons demander une place pour la nuit. Malheureusement, tout est complet pour ce soir. Pas de chance! Nous voilà reparties sur la route à la recherche d'un endroit pour dormir. Et manger aussi pendant qu'on y est. Le repas du midi a été léger et on commence à avoir faim. La recherche d'un café est lancée. Mais là, problème. Il est 17h passé, et ici, tout ferme très très tôt. Excepté si on trouve un restaurant, nous ne pourrons pas manger ce soir!

La route n'est plus très longue jusqu'à l'arrivée, et rapidement on aperçoit des panneaux pour Cape Farewell. On décide de suivre un des panneaux verts pour touristes. On aura peut être la chance de voir le couché du soleil sur la mer, juste derrière ces montagnes. On suit un chemin de terre, jusque dans un pré où l'on peut se garer au milieu d'un troupeau de vaches. Le reste doit se faire à pied.

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On arrive alors au bord d'une falaise, face à la mer. La scène est superbe mais très différente de ce que l'onP1070916 voit habituellement. Ca nous fait un peu penser à Etretat. Une colline nous bouche la vue du coucher de soleil et je motive donc ma soeur a grimper sur le dessus. Un binôme de français arrive derrière nous et nous faisons le chemin ensemble, discutant de nos aventures dans le pays.

Une fois là haut, toujours pas de soleil mais encore et encore des collines. Cette fois on fait demi-tour et après quelques dernières photos, il est tant de trouver un endroit pour dormir. On est toujours à la recherche de nourriture. Il est décidé de faire du camping sauvage, ce n'est pas la place qui manque par ici, car il n'y a presque rien. Et donc pas de nourriture.

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Pas de tente pour ce soir mais dodo dans la voiture car ma soeur n'est pas du tout rassurée. Il faut avouer qu'il y a vraiment rien ici, et que chaque petit bruis résonne dans la nuit désormais totalement noire. Seule une lune nous éclaire le temps de préparer notre lit au mieux dans l'espace réduit de la voiture. La sensation de la première nuit dans l'île du Sud réapparaît, mais je la vis désormais beaucoup mieux. J'aime bien cette sensation d'être seule, entre collines et bord de mer, prête à attaquer la journée du lendemain dans ce cadre magnifique.

Jeudi 04 Mars,

Le soleil se lève et nous éblouit à travers le pare-brise. Je n'ai pas envie de me lever! Il est encore très tôt et le seul café (qui fait aussi office de centre informations) ouvre seulement à 10h. Et il a été décidé hier soir que l'on ne commencerait pas la journée avant un bon petit déjeuner! Entre ronchonnement et bâillements, on finit tout de même par nous lever et ranger la voiture pour la journée. Le timing est parfait et nous redescendons le chemin de terre en direction du café qui devrait ouvrir pile poil pour notre arrivée!

Ce petit café est très agréable et possède une vue sublime sur la mer et la bande de sable! Ma soeur se P1080084 commande un petit déjeuner typiquement anglais, alors que j'opte pour quelque chose de plus sucré et de plus léger. Mais pourtant en voyant sa monstrueuse assiette remplie d'oeufs, bacon et toast, je me précipite pour commander la même!! Quel délice! Avec ça, on peut commencer notre journée du bon pied.

La journée va consister à marcher sur cette fameuse bande de sable: Farewell Spit. On ne sait pas à quoi s'attendre et on décide de nous laisser guider par nos envies. Le prospectus indique des fossiles, un désert de Gobi ou encore plein de choses comme ça. C'est donc parti, de découvertes en découvertes!!!

On longe tout d'abord la mer, en papotant de tout et de rien, regardant les cygnes noirs dans l'eau ou encore des petits oiseaux courants devant nous, sans jamais s'arrêter, comme s'ils courraient un marathon. La marche est longue et on n'en voit pas le bout. Mais quel plaisir de marcher sous le soleil, une légère brise venant de la mer, et sans un bruit aux alentours!

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Et puis enfin on aperçoit le fameux "désert". Que du sable jaune à perte de vue. On n'aperçoit plus la mer, quelque soit le côté où l'on regarde. C'est très étrange et totalement différent de ce que l'on a déjà vu. Je n'avais jamais été dans un désert, et même si là ce n'est qu'à l'échelle miniature (très petite miniature même!), la sensation est là!

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On s'amuse comme des folles dans le sable, ma soeur dégringole une dune en courant, et encore et toujours des photos. On choisit d'abandonner l'espoir d'atteindre le bout et décidons de rentrer en longeant l'autre côté de la bande de sable. C'est donc reparti, direction la voiture.

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Mais au bout d'un moment, on se demande où l'on est. Il n'est peut être pas possible de rentrer de ce côté là, on va donc rejoindre l'autre rive. La bande de sable n'est pas si large que ça. Seul problème: une végétation épaisse et piquante sépare les deux côtés. Mais ça ne doit tout de même pas être infranchissable! On s'élance donc sur un pseudo sentier au travers de cette végétation peu accueillante.

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Presque une heure plus tard, on décrètera que c'est tout bonnement impossible à traverser. Il ne nous reste plus qu'à faire demi-tour et retrouver notre "désert" pour traverser. Mais dans quelle direction? On avava totalement perdue le sens de l'orientation, le soleil tape sérieusement sur ma tête (tellement que j'adopterais finalement le look turban de ma soeur!), et on est assoiffées. Tellement qu'on se croirait réellement perdues en plein désert!

Impossible de voir la mer, aucun repère, et on marche toujours, totalement épuisées. On rigole un peu moins désormais. Heureusement, environ une demi heure plus tard, on aperçoit la mer et retrouvons enfin notre chemin. Le retour nous semble long, mais au moins cette fois on a de l'ombre.

Pas très faim après un tel petit déjeuner, ce sera donc seulement une bonne boisson fraîche avant de quitter la Golden Bay pour la West Coast que nous attaquons demain matin. Point de rendez-vous du soir: Westport.

La route est la même qu'à l'aller car nous repassons par Nelson, avant de bifurquer vers l'Ouest. Une fois sur la route entre Nelson et Westport, il n'y a plus grand chose à voir. Le temps est long, et l'essence descend vite. Trop vite comparé au peu de point indiquant les villes sur ma carte. Pas une pompe en vue, et les kilomètres qui s'accumulent.

Finalement nous arrivons de justesse à Westport, prête à faire de l'essence, trouver à manger, et faire dodo. Mais encore un problème: il est trop tard pour trouver à manger! Le petit déjeuner du matin, aussi bon était-il, commence à ne plus faire effet, et pourtant nous sentons que ce sera une nouvelle soirée sans dîner!

Problème également pour dormir. Je ne pensais pas arriver si tard, et il est donc impossible de trouver camping ou backpacker à cette heure-ci (environ 22h) sans réservation. En tournant en rond dans la ville, on se fait contrôler par un policier, très sympathique, qui nous demande où l'on va dormir. N'étant pas certaine de la législation sur le camping sauvage en NZ (et surtout aux abord d'une ville, aussi petite soit-elle), je préfère lui indiquer le camping qui sera notre arrêt pour la nuit prochaine. A plus de 300km et 5h de route d'ici. Pas vraiment le temps de réfléchir sur le coup! Il n'a pas l'air de connaître et en regardant sur la carte nous dit un simple "c'est encore loin". Ah oui tu crois?! Mais après un contrôle d'alcoolémie (simple routine!) on peut repartir.

N'étant pas très attirées par cette ville et n'ayant rien à y faire le lendemain, on reprend la route vers le premier lieu touristique du lendemain: les Punakaiki rocks. Peut être trouverons nous un endroit pour dormir sur la route. Il vaudrait mieux de toute façon. A l'inverse de la veille, cette nuit nous sape sur le moral. On ne mange pas, roulons au milieu de nul part, ne savons pas où dormir. Le programme des jours suivant était de s'installer dans un camping gratuit près de Franz Joseph, que j'ai mis un temps fou à trouver sur internet avant notre voyage. En le disant à ma soeur, je déclenche une dispute. Elle aimerait faire une nuit correcte, et moi j'en ai marre d'avoir tout préparer toute seule pour entendre râler en retour. Un silence tendu s'installe dans la voiture jusqu'à l'arrivée sur le parking du centre info des Punakaiki. Ca ira bien pour la nuit, autorisé ou non (mais je crois que ça l'était quand même). On se couche rapidement, songeant que les nuits sur cette île nous pèsent lourd sur le moral, à l'inverse des journées qui sont grandioses! Il va falloir organiser nos journées plus à l'avance, quitte à perdre en flexibilité. 


02 mars 2010

Abel Tasman Park - kayak - otaries

Mardi 02 Mars,

Après une nuit dans un bon lit confortable (mais dérangée par des touristes très bruyants et mal élevés), nous reprenons la route vers Abel Tasman, sans rien voir de Nelson. De jour, la route ne nous semble pas si impressionnante et le dépaysement se fait moins ressentir.

Rapidement, nous arrivons dans le parc d'Abel Tasman, et commence la recherche d'un logement. Ici, pas de place pour le camping sauvage. Chaque bord de route est muni d'un panneau "interdiction de camper", donc ce sera le camping payant.

La vrai journée dans le parc ne commence que demain, avec un tour en kayak. Nous nous contenterons deP1070815 finir la journée par une petite marche sur les sentiers du parc. De jolis points de vue sont accessibles tout le long du chemin et les photos s'enchaînent. Une petite marche après tant de journées de voiture est bien agréable et l'environnement se prête à l'activité. Combiner marche et kayak pour découvrir tout Abel Tasman doit être une très bonne option, mais nous manquons de temps (et la randonnée n'est pas trop notre "cup of tea" (rendons à César ce qui appartient à César) ) donc ça ne sera que kayak pour nous.

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La journée touche à sa fin et nous finissons par nous réfugier sous notre tente pour la nuit.

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Mercredi 03 Mars,

Hop Hop Hop, pas de temps à perdre, nous devons aller réserver les kayaks pour la journée car nous n'avons pas eu le temps hier. Et comme nous ne savons pas où se situe la boutique, il faut se lever à l'aube!!! Petits renseignement à l'accueil du camping, aller et retour le long de l'unique rue du parc, et nous finissons par trouver.

Nous allons à oceanriver car la carte BBH offre une réduction (réduction que nous n'aurons même pas au final!). On se présente à l'accueil, demandons si on peut louer un kayak pour deux pour toute la journée, et on nous emmène déjà suivre le petit "cours" de préparation avant d'être lâchées dans la nature (ou plutôt sur l'eau). Le guide est très sympa et excepté un groupe qui nous fait perdre un temps fou, le temps passe relativement vite.

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Rapidement nous nous retrouvons sur l'eau, ma soeur à l'avant et moi à l'arrière avec la direction. La coordination n'est pas encore parfaite, mais nous partons comme des flèches droit devant. Pas de temps à perdre, on veut aller le plus loin possible, avec pour premier arrêt: les otaries.

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On rame on rame tout ce qu'on peut et on finit par s'éloigner de la côté pour longer les jolies plages de sables blanc accessibles que par l'eau ou les chemins de randonnées. Le cadre est sublime: îles sauvages, ciel bleu, mer turquoise, plages paradisiaques... Et pour couronner le tout, au détour d'une île nous apercevons un petit pingouins qui nage au bord de notre kayak. Il est trop choupinou! Et ce n'est pas fini! Sur les rochers, une colonie d'otarie est en train de se dorer la pilule au soleil. Plein de mamans avec leur bébé font la sieste (les maman font la sieste en tout cas, car les bébés ne changent pas et font du bruit!).

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Nous nous approchons et laissons notre kayak s'échouer sur les rochers (pas très conseillé par l'agence de location!). Emerveillées, on ne se lasse pas de regarder ces petites boules de poils et de graisse étalées avec peu d'élégance. Au bout d'un moment, ma soeur propose qu'on s'approche à pied, une par une (histoire de ne pas perdre notre kayak!). Ok pourquoi pas, bien que je sois un peu sceptique... "Tu veux commencer?" me lance-t-elle innocemment. "Euh d'accord". Je sors avec difficulté de notre embarcation et pose un pied sur le rocher le plus proche. Mais c'est que ça bouge vachement avec les vagues!!! "Allez va y!" m'encourage-t-elle. Je lâche le kayak et tente de trouver un équilibre précaire. Pendant ce temps, le kayak dérive car c'était moi qui faisait la direction (avec des pédales). Je me retrouve seule sur mon rocher, le kayak au loin, et dans l'impossibilité de bouger car il faudrait que j'aille dans l'eau et que c'est impossible avec le courant et les rochers.

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Les otaries ne nous regardent même pas, sûrement trop habituées à voir des touristes faire les idiots... Ma soeur arrive tant bien que mal à ramener le kayak (qui heurte et râpe sur les rochers. Aïe la caution!!!), et me fait la conversation en attendant: "Tu crois qu'elles ont des prédateurs dans le coins" "Bah sûrement,DSC01829 sinon elles seraient trop nombreuses. Y a des orques par exemple en Nouvelle-Zélande" je lui lance avec assurance. "Ah ouais tu crois? Ici aussi...?" "Comment ça ici aussi? je perds un peu d'assurance et m'imagine sur la trajectoire directe entre une orque en train de chasser l'otarie derrière moi. Vous avez déjà vu à quoi ressemble une orque en train de chasser? C'est idiot bien sur, mais sur le moment, perdue sur un rocher en pleine mer près d'un casse-croûte d'un des plus grands prédateurs marins, bah on se sent mal. Très mal même. "Si tu pouvais te dépêcher s'il te plait, que je remonte dans ce putain de kayak!" lui criais-je. Elle est morte de rire et me dit que c'est pour ça qu'elle m'a laissée y aller en première. "bah si tu y allais c'est qu'il n'y avait pas de risque. Tu es plus renseignée que moi sur le pays." Mes fesses oui! Vive les grandes soeurs moi je vous dis!!!!!!

De retour en sécurité dans notre kayak, nous faisons vidéo et photos de nos compagnons, puis reprenons la route (le courant devrais-je dire) vers le chemin du retour. Et comme tout le monde le sait si bien, le retour est toujours plus long que l'aller. Vous avez beau passer exactement au même endroit, vous savez que c'est physiquement et mathématique impossible que ce soit différent, et bah non! Moi je vous dis que le retour est plus long! C'est comme ça et puis c'est tout! Naaaaaaaaaaaaa

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On n'en peut plus et on s'arrête faire une pose sur le sable (la première de la journée si on ne compte pas moi échouée sur mon rocher...). Très mauvaise idée, on est morte et on ne veut pas repartir. C'est trop durrrrrrrrrrrrrrrrrrrr!!!!!!!!!!!!

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Pas le choix, il faut rentrer. Passé une certaine heure, ils lancent les recherches et les sauveteurs après nous.... On échange nos places et c'est repartit. Gauche droite gauche droite.... "Je te dis que t'es pas en rythme!" "N'importe quoi c'est toi qu'est pas en rythme!" "Je suis en rythme avec mon rythme d'abord!" Je vous épargne les répliques sans queue ni tête qui ont rythmées (c'est le cas de le dire) notre chemin.

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Presque arrivées, on décide de prendre la ligne droite jusqu'au point de rendez-vous, plutôt que de suivre les "débiles" qui font le tour. Bah pas si débiles que ça finalement... Lancées à pleine vitesse, on est arrêtée nette par un banc de sable. "Ah merde c'est marrée basse.". Pas très malin tout ça. On se retrouve échouées sur le sable, un kayak pesant un sacré poids sur les bras, et morte de rire.

Nous voilà poussant et tirant notre bateau, parfois glissant sur une parcelle d'eau, et finalement presque arrivées à bon port, voilà que les autres équipes de la journée viennent nous aider à porter le kayak. Trop sympa ce pays!!!!!

Quelle journée! Et elle est loin d'être finie! A peine reposées et lavées que nous reprenons la route vers la Golden Bay, pour la journée du lendemain! Article suivant!

Pour la petite anecdote: nous avons rencontré les parents d'une amie française de ma soeur, partis vivre 6 mois en NZ à Nelson et venus aujourd'hui seulement à Abel Tasman pour découvrir le parc en kayak. Une sacrée coïncidence! 

01 mars 2010

Traversé Taupo-Wellington - Ferry - Arrivée île Sud

Lundi 01 Mars,

Le réveil sonne et la journée s'annonce moins amusante que les précédentes. Cinq heures de route pour descendre jusqu'à Wellington où le ferry nous attend pour 5h30. La route la plus courte passe par l'Est du Tongariro National park (alors que l'Ouest me semble plus intéressant) mais nous aurons que très peu de temps pour se promener.

Un petit déjeuner à Taupo et nous voilà déjà parties. La route qui quitte Taupo jusqu'au Tongariro longe le lac et est réellement sublime. Puis arrive la bifurcation (que nous avons loupée!). Après réflexion, j'avais décidé de changer mes plans et de prendre la route Ouest pour avoir l'occasion de voir les montagnes s'en avoir besoin de faire beaucoup d'arrêts. Mais une petite inattention sur la route et nous réalisons que nous sommes restées sur la route 1, la fameuse Desert road, qui passe par l'Est. Comment nous nous en sommes rendues compte? Simplement car je disais à ma soeur de regarder sur sa gauche, et non par sur sa droite ("je te dis qu'il n'y a rien à droite!!" "Euh moi je vois pourtant des sommets, alors qu'à gauche, rien du tout.... " me répond-t-elle sceptique). Finalement, elle avait raison. Mais je n'avais pas tout à fait tord non plus! On était simplement de l'autre côté du parc!

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On se permet tout de même quelques arrêts, mais rien de passionnant. Puis vient le moment d'attaquer leP1070586 reste de la route. Les paysages restent dans la même idée qu'aux alentour du parc: moins de végétation, couleurs jaune et marron... Même si ce n'est pas ce que nous avons vu de plus beau, ça nous change un peu et nous avons les yeux grands ouverts.

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La route est longue mais se passe relativement bien (excepté une GROSSE amende pour excès de vitesse: 230$ ça fait mal, surtout avec un budget serré!) et nous arrivons finalement en avance pour le ferry. Petit moment d'attente et nous embarquons enfin sur le bateau. Moi qui stressais comme une folle pour cette étape, ça aura été un vrai jeu d'enfants!

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Nous quittons la voiture et nous installons dans les étages supérieurs. Une superbe vue s'offre à nous par les grandes fenêtres du bateau donc nous ne prenons pas la peine de monter sur le pont supérieur. On se méfie désormais du mal de mer (cf Tutukaka) et choisissons donc de nous installer confortablement dans les gros fauteuils. Seule l'arrivée dans Malborought Sound nous fera bouger et malgré la nuit qui tombe et le froid (ainsi qu'un sacré vent!), nous grimpons jusqu'en haut pour voir cette si appréciée traversée des fiords. A cause de l'obscurité les photos ne rendent pas très bien, mais le spectacle est vraiment superbe (plus qu'en plein jour que je ferais au retour d'ailleurs!). Vue sur des îles presque inhabitées, petite lumière à la fenêtre d'une maison perdue dans la végétation, reflet de la lune sur les vagues et le vent qui nous fouette le visage... Nous ne pourrions être mieux et restons accoudées à la rambarde presque jusqu'à la fin du voyage.

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Il est temps de débarquer et nous voilà déjà au milieu de Picton en voiture. Sur les conseils de ma très chère soeur, nous avons décidé de ne pas réserver de chambre ou de camping car la soirée est bien avancée et que nous ne pourrions pas vraiment en profiter. Ce sera donc camping sauvage. Très très mauvaise idée!!! Première nuit dans l'île sud et rupture totale avec l'île nord. A peine éloignées du centre de la ville que plus une seule lumière n'est visible. Les routes tournent à 180°, aucun panneau ne nous indique où nous sommes ou bien où nous allons. La sensation d'être seule au monde et perdue au milieu de nul part est terrifiante et il nous faut que quelques minutes pour être réellement mal à l'aise.

Nous en rions un peu jaune et continuons notre route, de plus en plus sceptiques au sujet de notre destination pour la nuit. Le but: avancer jusqu'à un endroit convenable dans la direction du lieuP1070715 de rendez vous du lendemain Abel tasman. Pour cela, nous prenons la Queen Charlotte Dr, qui se révèle sublime de nuit et nous regrettons de ne pas la voir en plein jour (à faire s'en aucun doute!!!!). Les îles sont visibles au loin et la lune nous éclaire toujours.

Malgré la beauté du paysage, le sentiment de malaise ne passe pas et nous sommes de plus en plus pressées de trouver un endroit pour dormir. Chaque point indiqués sur la carte ne se révèle être qu'un simple panneau sur le bord de la route, et quelques maisons se perdent sur le flanc de la montagne. N'y a-t-il donc aucune ville dans cette île?

Après avoir roulées toute la soirée, nous arrivons à Nelson minuit passé. Enfin de la lumière! Mais pas facile de faire du camping sauvage en pleine ville. Après réflexion, nous décidons d'aller à l'hôtel (pas facile d'en trouver un de libre), bien qu'une chambre nous coûte relativement chère. Bien au chaud et en sécurité dans notre lit, nous rigolons de notre attitude de la soirée. Pourquoi nous sommes nous senties si vulnérables entre ces montagnes? Le lendemain matin, il ne restera rien de notre malaise et il faudra attendre une nouvelle nuit de vadrouille pour le retrouver.

Nous n'avons encore rien vu de cette île sud et pourtant nous en avons déjà un souvenir impérissable!

28 février 2010

Rotorua - Rafting - Kiwis encounter - Wai-O-Tapu - Taupo et Huka Falls

Dimanche 28 Février,

Arrivées la veille dans la maison de Bridget, la soeur de Megan, et après une bonne nuit de sommeil, nous voilà prête à attaquer cette journée. Et quelle journée! Pas moins de trois activités au programme, ainsi qu'un petit bout de route vers Taupo où nous passerons la nuit.

Pas de temps à perdre, nous commençons avec le rafting. Nous avons choisi la compagnie Riverrats, et en avons été très contentes. Situé un peu en dehors du centre ville, nous atteignons le point de rendez-vous légèrement en avance et après avoir payé, nous partons enfiler nos tenues.

Une photographe sera postée le long de la rivière pour nous proposer toute une série de magnifiques photos. Les présentations sont faites, nous avons même le droit à un "Paris?! Supercool!!!" de sa part. Avec l'accent, je vous laisse imaginer la scène. Cette petite expression restera notre "hymne" tout le reste du voyage: "Rafting! Souuuperrrcooooool!!!!!!!!".

Souhaitant expérimenter le plus de choses possible, j'ai choisi Kaituna river pour notre 1er rafting. Avec sa chute d'eau de 7mètres de haut, et son grade 5, il n'y a pas niveau commercialisable plus élevé. Ma soeur est plutôt réticente, me traitant de folle, mais pour ma part je m'inquiète bien plus de saut en parachute qui nous attend un peu plus tard!!!

Présentation de l'équipe, des touristes qui pagaieront avec nous (un groupe de 4 amis), casques sur la tête, et nous voilà sur l'eau. On apprend les mouvements, les différents ordres, et ça y est, nous attaquons les premiers virages.

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Nous nous amusons comme des petites folles, et regardons aussi tout autour de nous car il ne faut pas oublier le superbe paysage où nous nous situons. D'immenses murs de végétations se dressent au bord de la rivière.

La grande chute d'eau est déjà là et nous nous arrêtons juste avant pour un petit rituel. Notre guide cueille une petite fougère et demande aux deux françaises que nous sommes qui a le plus de chance. Ma soeur ne se décidant pas, je lève la main un peu timidement. Il m'explique alors que je dois lancer la feuille par dessus mon épaule et si elle tombe dans l'eau la face foncée (à l'endroit donc) au dessus, nous aurons de la chance. Si c'est le contraire, gare à la chute!!!!

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Et manque de bol, face clair sur le dessus! Sorry!!! Ca s'annonce mal barré pour notre équipe! Mais pas décourager, on s'élance, rame, saute au fond du "bateau" et on s'accrocheeeeeeeeeeee.

Ca y est, on est passé, et bien qu'on soit un peu mouillé, on est encore tous à bord. D'autres équipes suivent derrière nous, et mauvaises langues que nous sommes, nous crions pour qu'elles se renversent. Mais non, tout le monde arrive à bon port et nous reprenons notre chemin.

Un petit arrêt devant une petite chute d'eau pour faire de jolies photos (on nous mettra même la tête sous l'eau!) et nous sortons déjà de la rivière. Retour en bus, séchage, habillage, achat des photos, et la matinée touche déjà à sa fin.

Après un rapide déjeune chez McDo, nous prenons rendez-vous pour le tour de 13h chez Kiwi Encounter. N'ayant aucune chance de voir des kiwis dans la nature, nous ne voulons pas repartir de NZ sans en avoir vu en chair et en os. Kiwi Encounter est une bonne option. De l'oeuf jusqu'à l'âge adulte, une équipe de soigneurs s'occupe de ces petites mascottes au long bec dans un environnement adapté.

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Mais qu'est-ce qu'un kiwi? Ce "petit" oiseau est l'emblème de la Nouvelle-Zélande et est très protégé dans tout le pays. Vivant la nuit et ne pouvant plus volé, il a de nombreux prédateurs, notamment le très dénigré opossum. Avec son corps en forme de boule de plume et son long bec, il est assez choupi!P1070287

La visite est vraiment intéressante. Il est juste dommage que nous ne saisissons pas toutes les explications en anglais, même si l'essentiel est là. De l'introduction des mammifères en NZ jusqu'aux protections mises en place pour protéger les oiseaux néo-zélandais de nos jours, tout y est.

La visite dure une petite heure et se termine devant des enclos où des kiwis adultes courent et cherchent leur nourriture dans le sol de la forêt reconstituée. Seul bémol, pas de photos pour ne pas déranger nos amis...

Rotorua est terminé pour aujourd'hui. Nous aurons laissé de côté les bains thermaux. Il était impossible de tout caser dans notre emploi du temps, et nous sommes finalement contentes de nos choix. Nous reprenons la route vers Taupo, où un arrêt est prévu à mi chemin pour visiter le parc géothermal de Wai-O-Tapu.

Il existe différents parcs aux alentours de Rotorua, mais Wai-O-Tapu reste le plus connu et nous n'avons pas le temps de faire les autres. L'heure de la dernière admission se rapproche et nous sprintons vers le guichet pour acheter nos billets.

Ouf, c'est encore ouvert et nous voilà les tickets en main. Pas de temps à perdre, nous voulons faire le tour complet du parc.

Le parc étant basé sur le souffre (et ce que ça provoque sur la nature), l'odeur n'est pas particulièrement agréable. Mais c'est très largement supportable, excepté pour ma soeur à qui cette odeur ne réussit vraiment pas. A chaque nouvelle découverte, alors que je m'extasie sur le trou dans le sol ou encore la couleur du lac, elle termine la tête dans le buisson le plus proche avec une furieuse envie de vomir.

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Mais le parc est tout de même impressionnant et je prends des photos dans tous les sens. Photos qui malheureusement ne rendent pas justice aux couleurs observées. Au milieu de lacs "champagne" (plein de petites bulles), verts fluo ou encore orange, nous en prenons plein la vue (et les narines!).

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La journée se termine par notre installation au camping sauvage de Taupo (où le cadre est superbe; photo ci-dessous), et une visite des Huka Falls. Je connaissais déjà ces chutes d'eau, mais un nouveau petit détour ne fait jamais de mal. C'est toujours aussi splendide. L'eau est turquoise. Bilan: journée pleine de couleurs.

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Fin de la journée par un petit restaurant où une erreur dans la compréhension de la commande nous amène à boire toute une carafe de Margarita plutôt qu'un simple verre pour ma soeur (ça m'apprendra à répondre oui à tout ce que je ne comprends pas!). Petite soirée sympa en perspective!!!

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Demain: Départ vers Wellington où nous attend le ferry!

Un grand merci à Bridget qui nous a gentiment prêté sa maison !

26 février 2010

Bay of Plenty (Whakatane - Ohope - Opotiki) - Moko the dolphin

Vendredi 26 et Samedi 27 Février,

Après les 6h de route pour redescendre de Whangareï vers Opotiki, ma soeur et moi nous sommes écroulées de sommeil, et ce n'est donc que vers les 10h du lendemain matin que nous attaquons cette journée de vendredi.

Alors que la Bay of Plenty offre tout de même quelques belles activités touristiques (notamment White Island), nous consacrons ces deux jours à des moments détentes sur la plage ainsi que la grande recherche de Moko.

Qui est Moko? Moko est un dauphin sauvage mâle de presque 3 mètres de long et pesant 250kg (et en pleine croissance!). Cette étrange petite bestiole a décidé de rechercher la compagnie des hommes, tout d'abord dans la péninsule de Mahia, ensuite à Gisborne, et cette année (pour ma visite!) nous avons eu la chance de le voir arriver à Whakatane.

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Adorant jouer avec les planches de surf, il est très courant de pouvoir l'approcher dans l'eau, voir même de le caresser et de jouer avec. Notre objectif de la journée est donc de le trouver, pour pouvoir nager avec lui (un vrai rêve de petite fille!!! Même si j'ai déjà eu l'occasion de nager et de le toucher quelques semaines avant, renouveler l'expérience avec ma soeur serait grandiose!).

Généralement, trois endroits sont à vérifier pour l'apercevoir. La plage d'Ohope, particulièrement tout au bout, là où les surfeurs se retrouvent. Le port de Whakatane. La crique qui se trouve derrière Ohope Beach, accessible par une série (longue la série hein!) de marche qui contourne une grosse colline.

Pour cette première journée, nous participerons à une vrai course poursuite, parsemée d'indices en tout genre, d'indications (oui oui il est juste là. Euh là où???) mais finalement nous n'arriverons pas à le trouver. Pas décourager pour autant, nous remettons ça au lendemain. Heureusement, nous avons pu profiter du soleil sur la plage d'Ohope et de ses grosses vagues.

Le lendemain, le soleil se lève et nous ne perdons pas de temps pour partir à la recherche de Moko. Première étape: la crique. Nous l'avions laissé de côté la veille car des personnes nous avaient indiqué qu'il n'y était pas. Prenant notre courage à deux mains, nous attaquons la monté, pleines de bonne volonté et remontés à bloc!

A mi-chemin, nous croisons des promeneurs qui nous indiquent qu'un dauphin est au bord de l'eau. Pas de doute c'est lui! Nos planches sous le bras, nous nous élançons dans la descente (enfin!) et courons à perdre haleine vers la plage.

Le sable n'est pas encore envahit de petits curieux voulant apercevoir Moko, on en profite donc pour nous jeter à l'eau. Les deux heures et demie suivantes seront un vrai rêve éveillé. Entre caresses, plongeons (dont un qui me retombe dessus!) et envoie dans les airs de nos planches (avec nous dessus!), Moko nous offrira un véritable show!

La magie est un peu cassée par un groupe d'une cinquantaine de personne (peut être une classe scolaire vu l'âge) débarquant dans l'eau. Mais on ne peut pas vraiment leur en vouloir, ils sont là pour la même chose que nous. Alors que le gros des troupes restent à une distance raisonnable du bord, quelques courageux (devinez où l'on se situe...) nage plus au large avec notre super star de la journée.

Mais toutes les bonnes choses ont une fin, et nous devons nous décider à sortir de l'eau pour reprendre la route. Moko est parti faire sa sieste au bord d'une bouée (des personnes compétentes veillent à ce que tout le monde respecte "l'intimité" du dauphin), c'est donc sans regret que l'on garde cette journée dans notre esprit et continuons notre chemin.

La prochaine étape est Rotorua, avec son rafting, ses kiwis, et son parc thermal!

Je voudrais juste dire un énorme merci à la famille où je vis actuellement pou l'accueil qu'ils nous ont fait. Si vous passez un jour sur ce blog, et que vous le comprenez (je compte bien sur ce fait!), encore un énorme merci. Pour l'accueil mais également pour toute cette année...


25 février 2010

Poor Knights Island - Dive Tutukaka!

Jeudi 25 Février,

Le soleil se lève tout juste et l’on doit se dépêcher si nous ne voulons pas manquer le bateau. Aujourd’hui, la plongée sous marine est à l’honneur. Nous nous rendons à Poor Knights Island, une réserve marine classée dans le top 10 des sites de plongée selon Cousteau ! Une journée qui promet donc d’être éblouissante.

Nous avons réservé chez Dive ! Tutukaka. Cette compagnie nous a semblée une des plus sérieuse, ne serait-ce que pour son appartenance à PADI (ça doit parler aux plongeurs, non ? C’est un « truc » international je crois. Un gage de sérieux en tout cas…), et l’accueil y est juste parfait.

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Une fois sur place, nous donnons notre nom et on nous envoie directement faire la queue pour l’attribution du matériel. Quelques paroles échangées avec un des membres de l’équipe, dont le désormais fameux « Where do you come from ? » et nous apprenons que ce sera notre guide pour nos deux plongées de la journée, sans oublier le fait qu’il est français ! Partager nos expériences entre compatriotes est assez enrichissant et la journée commence bien.

Nous embarquons ensuite sur le bateau, et l’équipe au complet se présente. Puis vient notre tour. Plein de nationalités sont présentes à bord, et c’est dans la bonne humeur que nous prenons le large.

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La mer doit être particulièrement agitée aujourd’hui, car alors que nous considérons avoir le pied marin, ma sœur, et finalement moi aussi, avons rapidement le mal de mer (je tiens à préciser que ma sœur a vomi, sur des argentins au passage, alors que moi non !). Le vrai mal de mer !!! Mais même certains membres de l’équipage ont le teint verdâtre (et je ne vous parle pas des clients !), nous sommes donc rassurées.

Nous voyons enfin se profiler l’île, et finissons par jeter l’ancre au pied d’une falaise, et non loin d’une arche. Le chemin ne nous aura pas permis de voir de dauphin ni d’orque (au grand soulagement de ma sœur qui ne se sentait pas capable de plonger dans le cas contraire !).

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Les deux plongée se répartissent sur toute la journée, et nous aurons aussi l’occasion de nous rebaigner avec masque et tuba pour prendre quelques photos, ou bien faire du kayak suivant l’envie. Pour nous préparer à cette première plongée, on doit écouter quelques conseils, voir même suivre un véritable cours de physique sur la pression. Qu’est ce que la pression ? nous demande Laurent, notre guide français de la journée. Euh….. Bonne question (chut chut, je ne suis pas censée l’avoir appris en juillet dernier pour le bac S…). Après des explications poussées sur les différents phénomènes arrivant sous l’eau (heureusement que nous avions le droit à un français !), ainsi que quelques règles rentrées dans nos têtes à coup de répétitions (nous dirons : « ne jamais s’arrêter de respirer » et non pas « respirer constamment » ! Désolé petite blague de la journée ;) ), nous pouvons enfin nous jeter à l’eau !

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Ca c’est ce que nous pensions ! Encore faudrait-il que nous puissions nous lever de nos sièges. Car oui, les bouteilles, c’est bien utiles dans l’eau, mais sur terre, ça pèse lourd sur notre petit dos ! Après une bonne crise de fou rire (qui nous scotche encore plus à nos siège, si c’est possible), on vole à notre secours et nous voilà sur nos pieds.

Equipées de la tête au pied (je porte même ma superbe « couche » comme dirait ma sœur chérie !), nous voilà enfin à l’eau. Avant de nous enfoncer dans les profondeurs, nous devons vérifier à l’aide de quelques petits exercices que tout va bien.

En bonnes élèves, nous nous exécutons avec brio, et le départ est annoncé. A peine immergées, nous nous enfonçons dans les

profondeurs sombres des Poor Knights. Rapidement, nous pouvons apercevoir le fond, tapissé de grandes algues jaunes or. Les premiers poissons font leur apparition, et nous ne savons déjà plus où donner de la tête.

Tranquillement guidées, chacune tenue par la main (pour le début seulement !), j’en oublierais de nager tellement je suis estomaquée. Le bleu, le jaune, l’argent… toutes les couleurs se mélangent. Nous aurons même la chance de voir une raie, glissant élégamment au fond de l’eau.

Ces quarante minutes à douze mètres de profondeur passe à une vitesse hallucinante, et malgré la douleur quasi insupportable de mes oreilles, je remonte à la surface avec un sourire ravi sur le visage.

Notre deuxième plongée à lieu un peu plus tard, après un bon déjeuner (soupe et boissons chaudes à volonté). DSC01670Mais à peine un pied sur le bateau, que je me sens de nouveau malade. Ma sœur avale un petit quelque chose rapidement et déjà je lui demande de repartir à l’eau avec masque et tuba pour arrêter cet affreux mal de mer.

Nous emmenons donc nos appareils photos waterproof, achetés pour l’occasion, et nous nous dirigeons directement vers l’arche. Nous sommes presque sûres de découvrir plein de poissons grâce à la proximité des rochers. Et ça ne loupe pas ! A peine arrivées que nous sommes entourées de gros poissons bleus. Hypnotisée, je me laisse bercer par le courant, les yeux fixés sur ces petits êtres de la mer.

Mais le temps passe, et déjà on nous rappelle pour notre seconde plongée. Mon incapacité à rester sur le bateau m’a empêché de bien récupérer, et l’estomac vide n’aidant pas, je suis légèrement fatiguée lorsque je me prépare à repartir. Avec une envie de vomir, ainsi qu’un gros mal de crâne provoqué par la pression sur mes tympans, ma tête doit faire un peu peur car l’équipe me demande si tout va bien. Mais pour rien au monde je ne louperais ça, donc nous voilà repartit à l’eau, le sourire aux lèvres.

Cette fois, nous allons aller dans une petite grotte, qui n’est pas totalement immergée et où nous pourrons remonter à la surface en cas de problème nous dit-on pour nous rassurer (on n’était pas inquiète de toute façon !!! MDR).

A peine la descente entamée que mes oreilles sont sur le point d’exploser (je dois avoir un sérieux problème de ce côté-là !), mais à l’inverse mon mal de cœur est passé. Les poissons font déjà leur retour, une seconde raie se laisse observer, et nous avançons au milieu des grandes algues jaunes. Ces dernières nous entourent totalement, nous laissant dans un monde coupé de la réalité, fait d’or et d’ondulations.

Direction la grotte où notre guide allume une lampe torche tellement il fait sombre. La sensation est très étrange, et je me laisse porter par le courant, face à tous ces poissons cachés dans l’ombre. Puis nous nous laissons guidées, avec surprise, vers une seconde grotte, cette fois totalement immergée (nous le répèterons avec fierté, heureuse d’avoir été à la hauteur de ces premières plongées sous marines). Nous prenons quelques instants pour nous installer sur des rochers et observer les poissons. Mais la gravité doit être contre moi ce jour là, car alors que ma sœur et notre guide sont à peine secoués par le courant, je me retrouve rapidement les pieds au dessus de la tête, ballottée de tous les côtés.

Sur le chemin du retour, nous croisons une murène, et un drôle de gros poisson jaune avec des pointes. On dirait qu’il est gonflé comme un ballon. La lumière du jour commence à réapparaître, et déjà nous sortons la tête de l’eau.

Avant de rentrer, nous allons dans la plus grande grotte marine du monde, et tout le monde se réunis pour crier et écouter l’écho. A voir le sourire sur tous les visages, on peut dire sans trop de risque que nous sommes tous ravis de notre journée. Laurent (notre guide pour ceux qui ont suivi) nous apporte, à ma sœur et moi, notre « diplôme » certifiant de notre première (pas tout à fait en réalité…) plongée. C’est avec fierté que nous le prenons ; un beau souvenir pour cette magnifique journée.

Le bateau accoste déjà, et c’est le cœur serré que nous reprenons la route, une pensée pour la super équipe, ainsi que l’atmosphère de cette journée, que nous laissons derrière nous.

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Ps : voici le lien de la compagnie de plongée : http://diving.co.nz/ 

Nous en avons été ravi. Rien à redire ! 10/10

24 février 2010

Whagarei - Water Falls - Matapouri

Mercredi 24 Février,

Cette journée devait être dédiée à une plongée sous marine dans les POOR KNIGHT à Tutukaka, mais après quelques problèmes de réservation et une insolation pour ma soeur, nous repoussons ça au lendemain.

Il faut donc occuper notre journée et nous décidons de faire un petit tour en voiture sur la côte au dessus de Tutukaka. Nous roulons pour tenter de trouver un petit coin de plage agréable où poser la tente pour le soir même.

Totalement par hasard, nous descendons de voiture et allons nous dégourdir les papattes sur le sable chaud d'une plage inconnue. D'après la carte, je pense que nous ne sommes pas loin de Matapouri, mais sans aucune certitude. La plage est étrange. C'est la marée basse et nous marchons d'abord sur du sable sans voir la mer, puis au détour d'un virage où nous contournons une dune de sable, nous tombons nez à nez avec la mer et les rochers. Une petite bande de sable continue tout de même sur notre gauche et mène vers quelques arbres et des rochers formant une grotte (encore inatteignable à ce niveau de la marée).

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Seules quelques maisons bordent la plage, et nous profitions de ce petit coin de paradis seules au monde. Tous les éléments sont présent pour une plage tout à fait charmante: sable blanc, mer bleu agitée sur des rochers, arbres diffusant un peu d'ombre, soleil.....

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Après une petite sieste sur le sable (à l'ombre pour ma soeur bien sur!) et quelques dessins dans sur laP1070048 plage, nous voilà reparties pour réserver la plongée du lendemain. Nous avons décidé de changer de compagnie, pour plus de sérieux (nous semble-t-il...). Départ prévu le lendemain à 8h00.

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Nous retournons ensuite au backpacker, où nous allons finalement passer une seconde nuit (plus sérieux avec une insolation, dormir sur la plage nous a paru un peu risqué), pour nous débarbouiller et reprendre des forces pour le lendemain.

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En fin d'après midi, nous allons voir les Whangarei Falls, qui sont réputées pour être les Paris Hilton des chutes d'eau (les plus photographiées mais pas les plus belles, je trouve ça particulièrement drôle!!). Le petit sentier qui en fait le tour, ainsi que les différents points de vue offrent tout de même de superbes photos et nous trouvons la réputation de ces pauvres chutes d'eau pas très méritée... S'il avait été un peu plus tôt, et fait un peu plus chaud, la baignade aurait été très agréable!

Nous finissons la journée par une bonne nuit dans notre douillet backpacker où nous rêvons déjà à la journée du lendemain.

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23 février 2010

Bay of Islands - Paihia - Russel

Mardi 23 Février,

Nous venons de passer la nuit au Peppertree Lodge, à Paihia. La ville semble charmante et nous décidons de profiter de la plage durant la matinée.

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Plusieurs îles sont visibles de la plage, et ne semblent pas trop dures à atteindre à la nage. Nous nous jetons à l'eau, prête à nager jusqu'à l'épuisement pour atteindre notre plage personnelle sur cette petite île inhabité. Nous nous méfions autant des bateaux qui pourraient ne pas nous voir dans l'eau que des requins, dont ma soeur redoute la présence.

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Finalement, après un combat acharné contre les flots et le courant (nous étions tout de même bien déporté), nous atteignons enfin notre banc de sable. La vue est très jolie d'ici, et nous regrettons seulement de ne pas avoir pu apporter nos appareils photos.

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Le temps passe et il faut bien se décider à rentrer. La sortie de l'eau sur les rochers immergés se révèle plus compliquée que l'entrée. Mais nous y arrivons et prenons un bon déjeuner face à la mer, entourées de nombreuses mouettes, certaines particulièrement grosses.

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Nous reprenons ensuite la route vers Opua, où nous allons prendre un petit ferry nous emmenant directement vers Russel (bien plus pratique que de faire le tour). Le tout nous coûte 11$ (10$ voiture + conducteur, 1$ passager!). La traversée est rapide, et nous pouvons attaquer la route vers le nord de la baie.

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Un petit arrêt à Tapeka Point, où la plage et les rochers offrent une très belle vue, quelques photos, et nous allons prendre un café à Russel. La rue face à la mer est pleine de café et de boutiques touristiques, mais j'aime le charme de cette petite rue, avec l'art maori présent un peu partout.

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La route vers Whangarei depuis Russel a l'intérêt de longer une grande partie des côtes de la région de la Bay of Islands. Au détour d'un virage, il nous arrive de découvrir un vrai coin de paradis. Sable blanc, tronc d'arbre, palmiers, rochers et mer bleu... Ces plages sont les plus belles que j'ai vu de Nouvelle-Zélande (et je vis habituellement dans la bay of plenty!).

Nous nous émerveillons à chaque découverte, et regrettons d'avoir déjà réservé le backpacker pour ce soir, car un petit camping sauvage nous aurait bien tenté.

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Il faut quand même avancer, et la fin de la route se fait dans les terres. L'arrivée dans la ville de Whangarei et notre charmant backpacker marque la fin de la journée...

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22 février 2010

Waipoua Forest

Lundi 22 Février,

Le soleil se lève, et cette première journée est dédiée à la visite de la célèbre Waipoua Forest, connue pour ses grands Kauris. Les kauris sont des arbres anciens, avec des troncs au diamètre impressionnant.

Nous avons sélectionné deux marches différentes dans la forêt. Une première, relativement courte et décrivant une boucle permettant de voir différentes tailles de kauris, et une deuxième marche de trois heures, nous emmenant au pied de chutes d’eau et au sommet pour une vue sur la forêt.

Mais avant ça, nous devons sortir d’Auckland et prendre la route direction Nord-Ouest. Comptez 3h15 du centre d’Auckland jusqu’au commencement de Waipoua Forest. Nous passons par Dargaville pour un petit arrêt déjeuner, et nous voilà enfin reparties pour notre excursion.

Nous suivons les panneaux Waipoua, et arrivons au Waipoua Forest Campground, où nous avons accès à notre première boucle, pas très loin de là. La boucle est facile et offre différent type de « paysages ». Kauris frôlant les cieux, kauris au sol, bush néo-zélandais traditionnel (et les « palmiers fougères » comme les appellera ma sœur !). Un parcours donc intéressant, au final.

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Notre deuxième « randonnée » se situe plus haut, juste avant Opononi. La marche commence le long des gorges, et en une petite vingtaine de minutes, nous arrivons au pied d’une chute d’eau de 20 mètres. La vue est très agréable, et le coin totalement sauvage. Aucune installation pour un quelconque point de vue, pas de touriste faisant la queue. Seulement nous et la forêt. Le chemin traditionnel serpente vers les hauteurs pour passer au dessus de la chute d’eau, donnant sur les gorges, puis passant devant un « stand » de kauris.

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Nous avions prise sur la route deux auto-stoppeurs qui nous ont suivis dans notre itinéraire touteP1060766 cette première journée. Et pour le chemin du retour, ils ont proposés que nous rentrions par la rivière que nous avions précédemment longée. La tâche ne se révèlera pas si aisée, entre rochers très glissants et passages trop profonds pour marcher, obligeant à quelques lancés de sac à dos (remplis de caméras et appareils photos !!). Mais le paysage compense tout de même ces petites difficultés. Pourtant nous serons donc passées à côté des kauris, bien que nous en ayons vu suffisamment le matin même.

La journée se termine en prenant la route vers la Bay of Islands, où la journée de demain nous attend. Sur le chemin, nous croisons de grandes dunes de sables, en face de la mer, paysage étonnant dans ces grandes étendues vertes.

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21 février 2010

Plage de Piha, côte ouest d'Auckland.

Dimanche 21 Février,

Plutôt que de visiter le centre ville d’Auckland, je décide d’emmener directement ma sœur voir les plages néo-zélandaises. La côte ouest d’Auckland est réputée pour ses grandes plages de surf.

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La plage de Piha est nettement plus fréquentée que les plages que j’ai déjà eu l’occasion de voir dans le reste du pays, mais elle reste tout de même très agréable. Les vagues sont au rendez-vous, bien que rien d’exceptionnel, mais c’est surtout l’énorme rocher posé sur la plage qui retient notre attention.

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Une petite marche permet d’avoir une vue en hauteur de la plage, vue qui en vaut très largement le coup.

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Par manque de temps, nous n’explorerons pas le reste de la côté ouest, mais il semblerait pourtant qu’elle en vaille le coup…